[Vin du Monde – Chili] Des étoiles plein les yeux à travers l’arrière pays chilien…

P1040158

A travers une escapade à vélo dans l’arrière pays chilien, nous découvrons, par une route sinueuse, unique, parfois s’apparentant même à une piste, une belle région, vallonnée, plantée tantôt de papayers, d’avocatiers et de vignes… aux couleurs automnales flamboyantes… bordant quelques pueblos et même pueblitos, tous plus charmants, authentiques et chargés d’histoires – et d’Histoire…

S’y mêlent des ambiances si différentes que l’on aimerait se perdre dans chaque recoin où l’on passe… D’une balade en bateau à la réserve de Humboldt où oiseaux, loups de mer, pingouins et dauphins nous accompagnent à la ravissante, colorée, chaleureuse et animée Coquimbo, où l’on dévale ses escaliers tagués, où l’on dévore les étals de son marché, où l’on s’étonne de la mosquée nichée en hauteur, l’unique mosquée en Amérique Latine… avant de rejoindre, à vélo, La Serena, capitale de la région, au style colonial…

… De cette flânerie dans les rues piétonnes de La Serena, s’en suit la découverte des charmes de l’arrière pays, dans cette célèbre vallée, la vallée de l’Elqui, berceau de l’histoire chilienne – c’est la région native de Gabriela Mistral, poète et prix Nobel de littérature en 1945-, symbole de la culture chilienne – c’est ici qu’est produit le Pisco, un distillat de vin blanc, célèbre boisson nationale – et trésor des scientifiques comme des rêveurs – la pureté du ciel invite à s’émerveiller, des heures durant, d’un ciel immaculé d’étoiles et de constellations…

… Dans un paysage de vignes aux couleurs mordorées, notre vélo nous emmène à travers cette vallée… De villages d’artisans – Diaguitas ou Horcon – où l’on manie avec merveille vannerie, boiserie, macramé et autres tissages aux Pisquerias – fabrique de Pisco – en passant par les villages authentiques de Pisco Elqui – serait-ce un affront au pueblo Pisco péruvien ? -, ou encore Montegrande, village natal de Gabriela Mistral, on s’imprègne peu à peu de l’identité chilienne… A travers tous ses secrets, mythes et légendes…

… Magie, mystère, mysticité, envoûtement, évasion… Ces quelques mots résonnent dans notre tête, à mesure que nous découvrons cette vallée… Des ruelles pleines de charme, des paysages haut en couleurs, teintés de nuances et de jeux de lumière mouvant tout au long de la journée, des restaurants solaires… Toujours des étoiles plein les yeux…

Un lieu de prédilection pour les rêveurs, les amoureux de la nature, de l’authenticité et même des amateurs de Reiki, médecine énergisante…

… Un lieu enchanteur où l’on aime se perdre, où l’aimerait percer, au moins un mystère : le Pisco.

… Car, le mystère du Pisco plane toujours… Appartient-il au Chili ou au Pérou ? Certaines archives, datant du 18ème siècle, l’accorderaient au Chili, l’appellation Pisco ne serait ainsi pas apparue avant… L’Histoire, quant à elle, rapporte que cette eau-de-vie aurait été produite dès le 17ème siècle, au Pérou, et exportée du port de Pisco vers d’autres contrées… Entre mystère, convoitise et rivalité…

… Le mystère de la fabrication du Pisco est, quant à lui, percé à jour… Grâce à nos visites de quelques Pisquerias, artisanales ou non, qui nous dévoilent tous les secrets de cette eau-de-vie de raisin… Des vendanges, les grappes de raisins de cépage blanc – Moscatel et Torrontés à l’honneur – cueillies, recueillies en barriques et pressées produisent un jus de raisin, laissé ainsi en vinification – fermentation puis macération – de 30 à 45 jours. Ce vin blanc bien sucré est dès lors porté en vapeurs, dans un alambic en cuivre : l’art de la distillation. D’une simple ou d’une double distillation, les vapeurs pures d’alcool – de la cabeza – sont ensuite refroidies pour offrir un distillat d’alcool pur de 60°… Un processus long de 8 à 10 heures. Ce distillat, purifié à l’eau, donne ainsi cette eau-de-vie de 35° en moyenne, qui peut ainsi être conservé et vieilli en fût de chêne, avant d’être embouteillé et dégusté pur, en Pisco Sour ou plus souvent en Piscola

Un processus découvert, à la fois, à la Pisqueria artisanale ABA, à Vicuña, Los Nichos, à Pisco Elqui et jusqu’à Capel, le géant du Pisco chilien.

Une fierté nationale, qui aide, probablement, à mieux comprendre la poésie de Gabriela Mistral… Ou à rêver un peu plus de ces ciels étoilés, de ces galaxies aperçues et de ces planètes découvertes, les yeux rivés derrière un télescope…

La magie, ici, prend tout son sens…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s