[Vin du Monde] – Brésil, au pays de la bière, de la cachaça et des espumantes !

[Em português]

Découvrir le vin au Brésil, tout un monde…

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Vue de la Vila Francioni, Sao Joaquim, Brasil

… Au Pays du Carnaval, du foro et des brigadeiros, où les refrescos, sucos naturais, cerveijas – cervas pour les intimes -, cachaças et caipirinhas accompagnent bien volontiers des paos de queijos, empanadas et churrascos, le vin, blanc, rosé, rouge et pétillant – pourtant produit sur ses terres  – trouve encore difficilement sa place sur les tables brésiliennes…

… C’est en parcourant les routes du Sud du Brésil, du Rio Grande do Sul et du Santa Catarina, en rencontrant, partageant et vivant avec les natifs de ces états, en découvrant la « Festa de Uva », en visitant des domaines vitivinicoles et fabriques artisanales, en empruntant les routes des vins, en discutant avec des professeurs-chercheurs de l’Embrapa et l’Université de Santa Catarina, en participant aux fêtes locales – celles-ci arrosées de bière dans la région de Blumenau… que je perce peu à peu le mystère de la culture du vin au Brésil..

… Retour sur ses échanges qui me permettent de m’imiscer un peu dans la culture brésilienne, à la recherche des indices pour résoudre l’énigme « Le vin peut-il être populaire au Brésil? »

A l’Embrapa, à Bento Gonçalves, le professeur Jorge Tonietto, initiateur des indications géographiques et autres AOCs – de la région Rio Grande do Sul – plante le décor… Dans la culture brésilienne, le vin de table est ici roi – ce « vin de mesa » s’apparente plutôt à un jus de raisin légèrement fermenté, d’une couleur violette parfois suspicieuse, où sucre et acidité laissent un palais européen dubitatif -…, la châleur écrasante des étés – je peux moi même en attester… – laisse préférer une bière fraîche et désaltérante…, les prix sont dissuasifs – comment promouvoir un vin local quand la qualité d’un vin argentin ou chilien, au même prix, n’est plus à démontrer? -, la production y est difficile, aléatoire, contraignante, face à un climat exigeant – la pluie s’invite généreusement chaque année – et une topologie inhabituelle – les vignobles d’altitude, plantés à plus de 1200m d’altitude, produisent même des vins « de glace » -, la production organique et biodynamique n’a que peu d’avenir…

Et pourtant, le vin brésilien, qu’il se veuille blanc, rosé ou rouge, et le pétillant – que l’on appelle ici espumante – connait un marché local depuis toujours – entendons-nous, proche des régions productrices -, se boit régulièrement à Sao Paulo et est voué à être connu, plutôt à des palais connaisseurs, amateurs de vin « fin », différents des carmeneres chiliens et malbec argentins.

Des terroirs propices à la culture – bien que contraignante – , bien distincts et typiques sont désormais connus, grâce aux cinq premieres indications géographiques définies récemment. Un gage évident de qualité et de reconnaissance.

La culture du vin est cependant loin d’être populaire… Seulement deux litres de vin sont consommés chaque année quand plus de cinquante litres le sont en Argentine, la si proche voisine ! Et pour cause, bières et cachaça sont considerées comme les boissons locales… Preuve en est, les 65 litres de bières consommés, les nombreuses brasseries artisanales, l’Octoberfest de Blumenau – deuxième fête de la bière derriere celle de Munich -, le musée de la bière dans cette même ville, capitale de la bière brésilienne, les fêtes locales dans les petites communes de la Vale do Europeu… témoignent d’une forte influence allemande. C’est une question culturelle, évidemment, car les processus de fabrication sont bien similaires… On presse (raisin, malt ou sucre de canne), on laisse fermenter, on clarifie dans un cas et décante dans les autres, on laisse vieillir au bon vouloir en barrique, en fût ou en tank, on met en bouteille, on étiquette… Et on déguste!

Mais que déguste t-on ici, au Brésil ? Sur la route des vignobles dans la région de Rio Grande do Sul, puis dans la Santa Catarina, de surprenantes découvertes vous attendent… Nous prendrons la route des « espumantes » – chez Miolo, Salton ou encore Chandon -, et découvrirons ainsi les méthodes Charmat et Champenoise, rencontrons des petits producteurs, qui font vivre des cépages peu connus, dégusterons des cabernet sauvignon, merlot, pinot noir et chardonnay – ou la légèreté et une certaine acidité surprennent nos papilles… -, gravirons les côteaux de Sao Joaquim pour decouvrir les vigonbles d’altitude et redescendrons pour savourer le cépage Goethe, premier IG de la région du Santa Catarina…

 

« Sobre o caminho do vinho brasileiro… Um mundo inteiro.

 

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Vue de la Vila Francioni, Sao Joaquim, Brasil

… No pais do Carnaval, onde se bebe facilmente refrescos, sucos naturais e cervejas, a qualquer horas, com um pao de queijo, una empanada o um churrasco, o vinho – branco, rosado e tinto – nao se encontra frequentemente um lugar sobre a mesa… apesar de estar produzido dentro do pais…

… Percorrendo as estradas do Sul do Brasil, do Rio Grande do Sul até o Santa Catarina, encontrando, compartilhando e vivendo com os locais, participando a Festa da Uva de Caxias do Sul, visitando as vinícolas – as grandes como as familiares artesanais -, conversando com alguns professores especializados em produção do vinho – da Embrapa sobre tudo -, descobrindo também a cultura da cerveja em Blumenau durante as festas locais… Estou desvendando um mistério do vinho no Brasil…

… A procura dos indícios para responder a pergunta « O vinho pode ser famoso no Brasil? »…

Na Embrapa, em Bento Gonçalves, o professor Jorge Tonietto, o iniciador das indicaçioes geográficas do Rio Grande do Sul, apresenta o enquadramento… Na cultura brasileira, o vinho de mesa – um vinho generalmente de uva Bordô… diferente da uva da cidade de Bordeaux na França ! – é bem famoso… Um vinho leve, frutado, ácido também mas menos popular como uma cerveja bem fresca durante um verão muito quente e seco… Os preços estão dissuasivos também e as taxas mais que importantes – porque não preferir um vinho argentino o chileno mais barato ? -… A produçao é frequentemente difícil, aleatória e exigente – umas regiões humildas, quase tropicais, umas regiões de altitude alta… -… Pensar numa produçao orgânica e biodinâmica não tem futuro…

Porém, o vinho brasileiro – branco, rosado, tinto o espumante – pode encontrar o seu publico dentro do Brasil – nas regiões produtoras até Sao Paulo o Rio de Janeiro -, seduzir alguns amadores de vinho, perguntando um vinho surpreendente e diferente… Sobre tudo, via as primeiras indicaçoes geograficas. Uma garantia evidente de qualidade e de reconhecimento.

Mas, dentro da cultura brasileira, o vinho não é popular… Apenas dos litros do vinho estão consumidos no Brasil, quando mais de 60 litros estão bebendos na Argentina, a sua vizinha… Porém, se bebe quase 65 litros de cerveja – a festa de cerveja de Blumenau é a mas conhecida depois a de Munich ! – e 20 litros de cachaça cada ano ! Produzir uma cerveja, um vinho o uma cachaça não é tam diferente… Do malto, da uva o da cana de açúcar, as algumas etapas de moagem, maceração, fermentação, clarificação, filtração e envelhecimento produzem uma bebida pronta para degustar…!

Que se encontra aqui, no Brasil ? Sobre as rutas das videiras no Sul do Brasil, vamos a percorrer o caminho dos espumantes – nas vinícolas Miolo, Salton e Chandon -, aprender os metodos Charmat e Champenoise, encontrar vinicolas familiares – que produzem das uvas originais e sorprendidas -, subir até a Serra perto de Sao Joaquim , degustar a cepa tipica de Urussanga, a cepa Goethe…

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